Le Football n’est pas (encore totalement) pourri !
Alors, déjà, vous aurez remarqué que j’ai écrit Football avec un « F » majuscule. Tout ça pour dire que c’est un beau sport et qu’il véhicule encore certaines valeurs !
Deux faits m’ont particulièrement marqué cette dernière semaine et m’ont montré que dans le football, il pouvait encore y avoir de beaux gestes (hormis les gestes techniques) et de belles histoires.
Le fair-play de Piquionne
Le premier geste est l’oeuvre d’un ancien monégasque (tiens donc !) qui n’est autre que Frédéric Piquionne. En effet, ce dernier, portant actuellement les couleurs de l’Olympique Lyonnais et ayant du mal à s’imposer avec la rude concurrence proposée par Karim Benzema, se retrouve souvent sur le banc des remplaçants et trouve du temps de jeu avec l’équipe réserve !
Donc le week-end dernier (18 Janvier), il jouait un match avec l’équipe CFA de Lyon contre Lyon-la-Duchère et s’est vu accordé un pénalty pour une faute inexistante. A la 30e minute, l’OL menait un but à zéro (but de Piquionne) et l’attaquant lyonnais tombe dans la surface. L’arbitre siffle alors un pénalty en la faveur des rhodanniens avant que Piquionne ne lui indique qu’il était tombé seul. L’homme en noir se ravisa donc et siffla un coup-franc pour les Duchèrois.
Nous pouvons applaudir ce geste même si nous ne pouvons pas ôter les doutes quant à la tenue de ce geste lors d’un match de Ligue 1.
Chapeau Monsieur Piquionne, qui a défaut de faire parler de lui en Ligue 1 avec ses buts, se montre gentleman en CFA !
(Pour la petite histoire, Lyon s’est imposé 5 buts à 1, avec un doublé de Piquionne …)
Un duo inspiré
Le deuxième fait s’est déroulé ce week-end, en 32e de finale de la Coupe de France. L’équipe bretonne de Vitré opposée à Créteil s’est qualifiée pour le tour suivant grâce à une victoire aux tirs aux buts (9 à 8). Jusque là, rien de très spécial. Mais la clé de ce dénouement vient du fait d’un seul homme. Ou plutôt de deux hommes : l’entraîneur de Vitré et son gardien remplaçant. Le premier, voyant que le match allait se jouer aux tirs aux buts, autrement dit à la loterie, décida de provoquer le sort en jouant un ticket portant le nom d’Adrien Gato. A la 120e minute, soit la dernière minute des prolongations, il effectue un changement. Le gardien vitréen, pour permettre le changement, met donc la balle en touche … et se voit remplacé par sa doublure ! Quelques secondes plus tard, la fin du match est sifflée et la séance de tirs aux buts peut débuter. C’est là que le deuxième acteur entre en jeu puisqu’il arrêtera un tir au but décisif après un échec adverse et plusieurs tentatives de bluff.
Une bien belle histoire pour Vitré et ce duo inspiré, l’entraîneur, Joël Cloarec, ayant senti que son remplaçant pouvait lui faire gagner le match, et le deuxième gardien pour sa performance dans cet exercice particulier !